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Evolution de ma pratique professionnelle

Après plusieurs années à me régaler à réaliser des vidéos sur la régulation (ou résiliation) des émotions, je vous annonce que ma pratique professionnelle prend depuis quelque temps déjà une nouvelle direction.

Je continuerai bien sûr à vous proposer des accompagnements à la régulation émotionnelle, mais je souhaite à présent me concentrer sur l'accompagnement des maladies en général.

Mon nouveau site sur le sujet est emotions-maladies.com, sur lequel je vous tiendrai informé des liens que nous faisons, avec les praticiens du Cridomh, entre les émotions et les maladies.

Cette évolution c'est en quelque sorte le prolongement de mon activité de praticien en régulation émotionnelle. Car c'est par le biais de l'association TIPI que j'ai fait la connaissance du Dr Thomas Lamotte, ancien neurologue à Lisieux, et qui a eu l'idée de faire parler les malades qu'il voyait à son cabinet, en s'interrogeant sur l'existence d'un lien entre la douleur ou la maladie et le vécu de la personne. Et il a constaté qu'il y avait non seulement un lien, mais un lien précis, symbolique. C'est ce que je vous raconte sur mon nouveau site et que je propose aujourd'hui en accompagnement, en cabinet ou en visio.

J'ai été pendant quelques années le promoteur le plus connu de la régulation émotionnelle telle qu'enseignée par l'association TIPI. Aujourd'hui, même si j'aimerais que davantage de psy ou d'enseignants aient la compétence de transmettre cette capacité naturelle de régulation, je suis malgré tout satisfait de constater que la grand majorité des thérapeutes a au moins entendu parler de cette manière de gérer en profondeur ses émotions. On ne passe plus auprès de nos confrères et consœurs pour des illuminés, ce qui étaient le cas assez régulièrement il y a moins d'une dizaine d'année (2013). Je peux constater avec délectation que le monde de la psychologie a bien évolué en dix ans.

J'aimerais que la régulation émotionnelle soit plus connue encore, je l'avoue. J'ai encore de la peine à penser aux milliers ( voire aux milliards ) de personnes qui souffrent de claustrophobie, de dépression, de colère, ou d'un mal-être indéfini, d'élèves en situation d'échec scolaire, et qui ne savent pas qu'en portant leur attention sur leurs sensations physiques, ils peuvent, en quelques dizaines de secondes retrouver leur état émotionnel confortable. Et qu'en appliquant cela à différentes situations de leur vie, ils peuvent, rapidement, goûter à la joie d'une vie normale.

Mais j'ai pu aussi constater que les personnes atteintes de maladies physiques avaient aussi des quantités de blessures émotionnelles à libérer. J'ai été sidéré, de constater qu'en moins de 10 minutes, 99% des malades atteints soit de cancer, de sclérose en plaque, de maladies auto-immunes, avec des douleurs neurologiques explicables ou non scientifiquement, ces personnes avaient assez spontanément des confidences à faire sur des situations de leur vie qu'ils n'avaient pas réellement digérées.

Ces personnes, qui ont en général envie de guérir de leur maladie, m'ont toutes confié qu'au fond, le plus important pour elles étaient de se libérer de ce poids du passé ou de leur vie actuelle. Ce poids, il n'est pas systématiquement conscient. Il faut insister un peu plus qu'une simple question comme celles généralement posées par le corps médical telles que "est-ce que vous fumez ? faites vous une activité sportive régulière ? est-ce que vous dormez bien ? "...

J'ai appris à poser des questions précises qui donnent des informations très sensibles sur la vie de la personne comme "qu'est-ce que vous vivez en ce moment ? Que s'est-il passé  6 mois avant le début de vos symptômes ? Que s'est-il passé à la moitié de l'âge où vos symptômes sont apparus ? Quelle situation ancienne, fait écho à ce que vous vivez actuellement ?" Et ces questions, amènent des confidences que les personnes atteintes de symptômes physiques, n'ont jamais raconté à personne, ou pas suffisamment raconté. Souvent, à la suite de ces confidences, leurs symptômes disparaissent définitivement de manière inexpliquée. Ce "souvent", qui est encore un peu flou car je n'ai pas une équipe de chercheurs payés par une institution pour mesurer l'impact réelle de ces confidences, m'est apparu suffisant, pour que j'ai envie de passer plus de temps à écouter les malades, et à creuser l'origine émotionnelle de leur maladie.

Aujourd'hui, je suis convaincu du lien symbolique entre les maladies et les émotions. Je suis convaincu que la médecine sous évalue ce lien, par méconnaissance, car dans son évolution actuelle les médecins ont très peu de formation à l'écoute, et ils passent de moins en moins de temps à écouter leurs malades. Et peut-être que ce n'est pas leur rôle au fond, peut-être est-ce le rôle de personnes réellement formées pour ça, et qui n'ont pas réellement de nom aujourd'hui. Personnellement je me considère comme un psychosomaticien, mais le terme n'est pas clairement reconnu, aussi j'utilise le terme de "relation d'aide" pour parler de ma pratique d'écoute des malades. 

Je suis à votre disposition si vous souhaitez aborder vos symptômes physiques sous un angle psychologique.

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