Mieux se connaitre - IFS ou la Famille Intérieure

Publié par Fredou

Beaucoup de personnes cherchent à mieux se connaitre.

Je propose ici deux méthodes qui permettent d'y arriver d'une façon aussi originale qu'efficace.

Toutefois, je crois qu'il n'est pas nécessaire de bien se connaitre pour être heureux. Vous pourrez pour cela consulter les articles des pages "Guérir ...", si vous souhaitez accéder rapidement à un bien-être durable, sans forcément savoir tout ce qui se passe en vous.

Pour les autres, voici les méthodes que je vous propose :

  • La méthode la plus originale que je vous présente ici s'appelle IFS ou la "famille intérieure".
  • Une autre méthode plus classique consiste à identifier ses besoins, comme proposé par la Communication NonViolente. Cette méthode est présentée dans la page "Mieux se connaitre - 2"

La technique IFS (Internal Family System) ou la Famille Intérieure, est particulièrement développée aux Etats-Unis.

Le créateur de cette méthode, R. Schwartz a comprit, comme bien d'autres personnes d'ailleurs, que le psychisme était composé de différentes personnalités distinctes ou parties. Les parties de nous mêmes qui nous intéressent ici sont celles qui ont été généralement blessées dans notre enfance, et sont un héritage de notre passé ou même transgénérationnel. Il a découvert qu'on pouvait dialoguer facilement avec ces parties qui nous animent de façon inconsciente. On peut le faire très bien sans hypnose et très rapidement sans connaissance particulière autre que la bienveillance.

Pour une information plus précise sur cette méthode je vous propose de consulter le blog de Christian Krumb ou le site de l'IFS www.ifs-francophonie.com

J'ai personnellement vécu plusieurs séances d'IFS, mais je ne suis pas du tout formé pour la transmettre.

Néanmoins, je vous propose de pratiquer cette méthode seul, dans la mesure où je l'ai vécu seul la première fois. (j'étais à l'époque en formation de médiateur en Communication NonViolente où l'on apprenait la médiation des parts de soi, une technique inspirée de l'IFS)

Je vous prose de prendre une quinzaine de minutes au calme.

De fermer les yeux pour rentrer dans l'intimité avec vous-même. Et de laisser s'exprimer ce qui a envie de le faire à l'intérieur de vous. Vous pouvez commencer avec une question du type : "est-ce qu'il y a quelqu'un qui souffre et veut dire quelque chose en moi ? Est-ce qu'une partie de moi a quelque chose à dire sur ma situation ?"

Attendez au maximum une minute qu'une réponse apparaisse spontanément. Puis laissez cette voix dire ce qu'elle a à dire.

Je précise que ça peut secouer fortement ce qu'elle va dire.

Posez lui des questions de façon bienveillante pour qu'elle puisse vraiment dire tout ce qu'elle veut.

Cette voix vous pouvez lui demander son age, depuis combien de temps elle souffre ainsi, si elle sait quel âge vous avez, et enfin si vous pouvez faire quelque chose pour elle.

Là je crois que certain se diront que je suis un grand malade, à discuter avec moi-même.... Et oui, je comprendrais tout à fait. Il m'a probablement fallu du temps et la confiance des certaines personnes pour oser faire ce type de dialogue intérieur.

Une séance d'IFS ressemble à cela, et pendant plus d'une heure, en vous posant des questions, vous verrez que des réponses jaillissent spontanément en vous sans savoir d'où elles viennent.

L'important est de ne se forcer à rien, mais simplement de laisser s'exprimer ce qui est en nous. Il faut dans la mesure du possible quand vous pratiquer cela tout seul, apporter de l'empathie à ces parties. Cela ne veut pas dire que vous validez ce qu'elles disent, ni leur souffrance ou leur colère, mais que vous entendez à quel point ces parts sont en souffrance. Prenez les dans vos bras comme vous prendriez dans vos bras un enfant qui souffre ou un chaton, même si vous ne le connaissiez pas.

Il est possible de montrer aux parties en souffrances des choses que l'on a réalisé afin de les rassurer sur notre capacité à gérer notre vie. Une fois que les parties en souffrance seront rassurés que vous ne cherchez pas à vous débarrasser d'elles, ce qui peut prendre de 10 à 15 minutes parfois, vous pourrez relever ce que cette partie qui souffre sait faire de mieux, et lui proposer un autre rôle dans lequel elles pourraient agir pour contribuer à l'amélioration de notre vie, et moins souffrir. C'est souvent réjouissant de voir que nous avions des ressources qui étaient utilisées à un endroit qui ne nous servait pas bien. Nous pouvons remercier ces parties pour leurs compétences afin de faciliter le dialogue, et qu'elles se sentent vraiment accueillis en nous.

Certaines parties de vous ne seront pas forcément attirantes et même parfois loin de là. Aller questionner ces parties de nous est un chemin d'humilité. On sort souvent de cette expérience un peu bouleversé, tellement nous découvrons des parties de nous que nous ignorions. Nous découvrons à quel point nous avons une paix et un dialogue à reconstruire à l'intérieur de nous.

C'est une méthode qui m'a permis de comprendre combien je pouvais être exigent avec moi-même en pensant que c'était bon pour moi, alors qu'en fait je négligeais des parties de moi ce qui me faisait perdre confiance en moi. Je passai des années à vouloir arracher ces parties que je n'aimais pas, avant de comprendre que je ne serais moi-même heureux que lorsque j'aurai donné une vrai place à toutes ces parties de moi. On peut arriver à donner un rôle à toutes nos parties si on leur donne chacune une place où elles pourront utiliser leurs compétences sans empiéter sur le rôle des autres parties de nous. Par exemple, à force de discussions et d'attentions respectueuses, il est possible de donner aux parties "tyranniques" un rôle dans la combativité pour atteindre nos objectifs ou dans la vigilance ou la mémorisation, plutôt que les laisser mettre la pression sur les autres parties de nous.

Je vous encourage sincèrement à tenter cette expérience, seul ou accompagné par une personne compétente, et à découvrir les possibilités inexploitées qui sont en nous. Vous pouvez le faire dans une période difficile et même si vous allez bien et que vous souhaitez vérifier que toutes les parties en vous vivent en harmonie les unes avec les autres. Même si on est heureux, on trouve souvent des parties de nous qui auraient besoin d'un peu d'aide ou d'empathie.

Si vous êtes dans une période qu'on appelle la crise suicidaire, je ne vous conseille pas cette expérience, car vous risquez de ne pas avancer beaucoup face au désarroi de vos parts suicidaires. Dans cette situation, je vous recommande particulièrement la méthode Tipi.